La mycose génitale est-elle une IST ?

La mycose générale est une affection causée par des petits champignons qui ont investi l’appareil génital. Étant donné la zone touchée, notamment les ovaires, le vagin, l’utérus et les trompes de Fallope, la question qui se pose est de savoir si cette maladie appartient à la catégorie des IST ou Infections Sexuellement Transmissibles.

Non, la mycose génitale n’est pas une IST

D’entrée de jeu, il faut souligner que la mycose génitale n’appartient pas à la catégorie des IST qui implique une transmission se faisant via les relations sexuelles. En effet, il est tout à fait possible de contracter cette affection, même sans avoir jamais eu de relations sexuelles avec personne, que ce soit chez l’homme ou chez la femme. Il faut même souligner qu’il est possible que des jeunes filles (fillettes ou adolescentes) qui sont vierges en soient victimes. Celles-ci affichant alors des pertes blanches généralement abondantes et malodorantes.

Il faut savoir que la mycose vaginale est causée par un agent familier qui est présent chez 1 à 2 femmes sur 10. Il s’agit du candida albicans, sachant que les porteuses de cet agent ne souffrent pas nécessairement de mycose vaginale. Concernant la mycose génitale chez l’homme, celle-ci passe généralement inaperçu car ces messieurs n’affichent aucun symptôme lorsqu’ils sont touchés.

Les causes de la mycose génitale

Si elle n’est pas une IST, quelles sont donc les causes de la mycose génitale ? Celles-ci résultent le plus souvent d’un déséquilibre de la microflore vaginale. Il faut, en effet, savoir que le vagin abrite plusieurs types de microbes qui contribuent au bon fonctionnement, mais surtout à la protection de cette zone. Grâce aux bactéries présentes, le vagin est protégé contre les infections et les mycoses. En cas de déséquilibre, celui-ci est exposé à différentes maladies, dont la mycose vaginale.

Les relations sexuelles peuvent constituer des facteurs déclencheurs

Même si la mycose vaginale ne constitue pas une IST, il reste possible que les relations sexuelles constituent un facteur déclencheur ou aggravant. En effet, un rapport sexuel implique les mêmes zones que celles pouvant être touchées par une mycose. Dans le cas où les pénétrations s’effectuent sans que le vagin ne soit suffisamment lubrifié, cela peut causer des irritations. Dans ce cas, des microcoupures peuvent être déplorées au niveau du vagin. Ces petites agressions constituent des terrains propices au développement d’une mycose. Le candida albicans, qui peut être naturellement présent dans le vagin prend alors une forme agressive, causant une maladie : la candidose vaginale (autre appellation de la mycose).

Parlant de relations sexuelles, il convient de souligner que l’usage de préservatifs peut également augmenter les risques de mycose dans la mesure où les frottements sont plus intenses et le vagin risque plus d’être irrité avec ce contraceptif. Ainsi, en cas de tendance à la sécheresse vaginale et pour ceux qui ont recours au préservatif, il est vivement recommandé de faire appel à un lubrifiant pour des relations sexuelles « fluides ».

Quelques conseils pour prévenir les mycoses vaginales

En premier lieu, il est indispensable d’avoir une bonne hygiène intime (non agressive) et de porter des sous-vêtements en coton. Le mot d’ordre est la douceur. Pour ceux qui ont une vie sexuelle particulièrement active, il est conseillé d’utiliser du lubrifiant en cas d’irritation, même moindre. Cela permet de baisser sensiblement les risques de contracter une mycose vaginale. En cas de mycose vaginale avérée, il est préférable de suspendre temporairement les rapports sexuels, le temps que guérir la maladie. Ou alors de faire appel à des préservatifs associés à beaucoup de lubrifiant.